Plus de la moitié des organismes et entreprises en Algérie hébergent leurs sites Internet à l’étranger

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Pas moins de 57% des organismes et entreprises en Algérie hébergent leurs sites Internet à l’étranger, selon une étude sur la cyber-sécurité présentée mardi soir à Oran.

Intitulée « Baromètre 2018 Cyber Sécurité des entreprises et institutions algériennes », cette étude présentée à l’ouverture du 6ème Sommet africain sur la cyber-sécurité qui se tient à Oran du 3 au 5 avril, souligne que seulement 29% des organismes nationaux hébergent leurs sites Internet en  Algérie, contre 57% qui optent pour des opérateurs étrangers. Les 14% restants ignorent le lieu d’implantation du data-center de l’hébergeur.

Cette situation résulte du manque d’hébergeurs algériens. « Il n’existe aucune offre en mesure de prendre en charge la demande croissante en matière d’hébergement de tout un pays », explique le président du sommet, Mahdi Zakaria, qui a présenté l’étude.

Un nouveau cadre législatif est en cours d’élaboration. Les investisseurs privés peuvent désormais investir dans ce domaine   a-t-il souligné, ajoutant que l’étude révèle, par ailleurs, que 30% des organismes recourant à des hébergeurs étrangers sont prêts à faire héberger leurs sites en Algérie, si cette possibilité leur est offerte.

Une attitude encourageante

« Cette attitude est très encourageante. 30% est un taux appréciable », commente Mahdi Zakaria, estimant qu’il serait intéressant de faire un travail de sensibilisation sur les 70 % des indécis et des réticents pour leur expliquer l’importance d’héberger leurs sites en Algérie pour limiter les risques d’attaques.

L’enquête qui a touché quelque 1.000 institutions et entreprises a montré que 17% de cet échantillon ont reconnu avoir fait l’objet d’une attaque de type virus ou intrusion au cours des douze derniers mois.

Parmi les entreprises et institution ayant participé à cette enquête, 36% seulement ont affirmé disposer d’une politique de sécurité du système de l’information, contre 19 % qui ont des projets de sécurisation en cours de réalisation alors que 17% ont reconnu ne pas disposer de politique de sécurité.

« Même si à l’heure actuelle, seuls 36% disposent d’une politique de cyber sécurité, 53% des participants à l’étude ont répondu   oui à la question Prévoyez-vous augmenter votre budget sécurité informatique pour l’année prochaine ? , ce qui laisse entendre qu’il existe une véritable prise de conscience par rapport à l’importance de sécuriser les systèmes d’information », note M. Zakaria.

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